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Publié : 6 novembre 2013

Le musée des Vieux Métiers de Bouray sur Juine

 


 


 Le musée de Bouray sur Juine


Le musée de Bouray sur Juine se trouve dans une ancienne école. L’espace y est organisé en petites pièces, chacune dédiée à un métier particulier. Nous avons pu ainsi découvrir des métiers qui ont quasiment disparu, ou qui ont connu une formidable évolution.
Notre visite a commencé par la découverte du métier de
jardinier. Nous avons pu observer toutes sortes d’outils et de machines : râteaux, pelles, pioches…


Ensuite, nous sommes allés à la rencontre du forgeron. Il travaillait le fer dans sa forge. Pour obtenir un grand feu, il actionnait un soufflet géant. Il plongeait les pièces de métal dans le feu et, lorsqu’il les ressortait, le métal, chauffé à blanc (et donc tout rouge !), se travaillait plus facilement. Il posait alors le métal incandescent sur l’enclume et tapait dessus avec un gros marteau, pour lui donner la forme souhaitée.




Notre visite s’est poursuivie avec la découverte de la boulangerie. Bien sûr, la fabrication du pain n’a plus de secret pour nous ! Tout le monde sait maintenant que pour faire du pain, il faut de la farine, de l’eau, un peu de sel et du levain ! Mais, il faut surtout aussi le savoir-faire du boulanger !

Il nous présente ici différents modèles de corbeilles qui donneront sa forme au pain. Une ronde...


...ou une ovale, que l’on appelle un paneton.


Nous sommes ensuite allés à la laiterie. Nous avons appris qu’en plus du lait de vache que nous consommons régulièrement, il existe d’autres laits : le lait de brebis, de chèvre mais aussi d’ânesse et de jument. Ces derniers étaient utilisés pour soigner les maux de ventre et pour conserver une jolie peau (lait d’ânesse).

Notre visite s’est poursuivie dans une salle de classe reconstituée. Monique, une ancienne maîtresse, nous a raconté comment se déroulait la classe autrefois. Sous le regard encore un peu sévère de l’ancienne maîtresse, chacun s’installe en silence.


Sur un pupitre, il y avait un porte-plume et un porte-crayon. Eh oui, il y a un siècle, on ne jetait pas un crayon sous prétexte qu’il était minuscule ! On l’usait jusqu’au bout grâce au porte-crayon ou « use-bout ».


Nous avons aussi vu un cahier d’écolier…et une belle écriture, faite de pleins et de déliés, une ardoise ...en ardoise ! Il valait mieux ne pas la faire tomber, sinon, elle se cassait en mille morceaux ! Les trousses n’existaient pas. On utilisait des plumiers en bois.


Monique nous présente ici une bouteille d’encre violette qui servait à remplir les encriers.




Là, c’est une fausse maîtresse ! Au tableau, on aperçoit la leçon de morale du jour : "L’oisiveté est mère de tous les vices." A méditer...


Le cahier d’une fillette, avec à gauche, un buvard destiné à absorber l’encre.


Une ardoise, en véritable ardoise, et son chiffon accroché.

Et voici un très vieux cartable, trouvé au fond d’un grenier :



Dans cette gamelle, les mamans préparaient le repas de leurs enfants qui habitaient trop loin pour pouvoir rentrer déjeuner à la maison. Ils posaient ces gamelles sur le poêle de la classe afin de maintenir leur nourriture au chaud.


Le poêle à charbon de la classe.

Dans la même salle, il y avait un espace dédié à l’hygiène et à la toilette qui nous a permis d’apprendre comment on faisait sa toilette quand on n’avait pas " l’eau courante". On allait chercher l’eau au puits ou à la rivière.

L’eau était ensuite chauffée par la cuisinière à charbon. Puis, on mettait l’eau dans une grande bassine en céramique.

Chaque samedi soir ou dimanche matin, on prenait un bain, dans un grand baquet de bois, comme celui que nous a montré Monique. Après que chacun des enfants de la maison se soit lavé, les mamans mettaient leur lessive à tremper dans cette eau savonneuse.


Notre après-midi s’est achevée par un petit tour chez le
cordonnier et le sabotier. Le cordonnier fabriquait des chaussures. Aujourd’hui, il se contente de les réparer.

Le sabotier fabriquait des sabots. A l’époque, les gens n’étaient pas assez riches pour s’offrir des chaussures de cuir. Alors, ils se rendaient chez le sabotier, qui leur fabriquait des sabots sur mesure !

 On découvre les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’un sabot. Les voici en images :






On devine déjà le futur sabot !


Ce curieux instrument se nomme une cuillère. Il servait à creuser le bois.



Eh voilà notre sabot fin prêt ! Mais, pour les jeunes filles, il existait des modèles plus féminins. Un peu dans le genre de celui-ci :


Bien sûr, il reste encore de nombreux métiers à découvrir au musée. Une après-midi ne suffit pas pour découvrir tous les trésors qu’il renferme. Aussi, nous vous invitons à vous y rendre pour poursuivre l’aventure !

 






 


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